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08/06/2009

Le MR, winner ou looser ?

 

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On connaissait Reynders et sa mauvaise foi légendaire, dernier coup en date, explosion de joie devant ses militants : "Nous sommes le premier parti à Bruxelles". Ou comment un homme qui a fait perdre son parti, dépassé par sa propre arrogance, essaye de ne point perdre la face devant ses militants. Qui oserait dire le contraire ? Le MR a perdu 1 siège à Bruxelles, et 2 en Wallonie. Comment peut-on exploser de joie quand on avait prédit un boom du MR. Ses acolytes ont fait de même pendant toute la soirée électorale, minimisant l'évidence. J'en suis perplexe, quels bons acteurs, simuler la joie alors que l'électeur l'a désavoué, il faut le faire.

Comment des libéraux peuvent-ils penser que l'électeur a envoyé un signal pour un changement dans leur sens, alors que visiblement une partie des électeurs d'écolo correspond au manque à gagner du MR ?
Ah, le MR, à désespérer ! Ce n'est pas la corruption qui gangrène leur parti, c'est la langue de bois si chère à Reynders. Mais que cache cette langue de bois ? Comment a-t-il pu la développer à ce point ? On peut trouver des éléments de réponse dans ses politiques d'inspiration néo-libéral, les intérêts notionnels qui ont démontré depuis longtemps leur inefficacité, et surtout les pertes fiscales qui en découlent, par exemple. Comment en effet, expliquer au belge moyen que sa politique a permis à certaines multinationales de s'en foutre plein les poches et n'a jamais créé aucun emploi, ni amélioré en quoi que ce soit la vie des belges. En gros, cadeau aux actionnaires de puissants conglomérats. Un monsieur qui n'hésite pas à revendre le patrimoine belge pour pouvoir boucler son budget et ainsi une fois de plus se faire passer pour un bon gestionnaire, comme si revendre du patrimoine était une tâche compliquée...

Comment peut-on expliquer que l'on retrouve monsieur au sein de la haute finance belge, lui, ce petit avocat ? Comment expliquer que la pire des mentalités américaines, le truc le plus débile que l'on retrouve dans les pires séries américaines, et pourtant authentique, le phénomène américain le plus méprisable qui soit : la popularité dans les collèges américains (looser/winner) soit au centre d'un article du site web des jeunes du MR dont voici quelques extraits :

« Peut-être es-tu un(e) de ces garçons ou de ces filles populaires dans ton école? Cette news est alors faite pour toi... En effet, une étude de la très sérieuse université britannique d'Essex a démontré que plus un enfant est populaire à l'école... Et plus grande sera sa chance d'exercer un emploi bien rémunéré plus tard. [...] Et la conclusion est pour la moins surprenante :  à chaque ami supplémentaire que possède un élève à l'école, son salaire sera en moyenne 2% plus élevé que celui de ses copains de classe moins populaires... Comme quoi, le succès dans la vie future d'un étudiant ne dépend pas seulement de son intelligence... mais aussi de ses capacités sociales !»

Quelle classe ! Ah ces jeunes, je comprends mieux pourquoi je n'ai jamais eu d'ami au MR !

Mais quand pourra-t-on compter sur un vrai parti libéral, un parti d'entrepreneurs sérieux, un parti qui ne ressemble pas à un attroupement de beaufs ? Si on pouvait au moins avoir une opposition pour débattre, oui des idées ! Ca m'intéresse les bonnes idées, même si elles viennent de droite ! En effet, comment se battre face à ce qui semble être devenu la nouvelle idéologie de la droite européenne, à l'image de Nicolas Sarkozy, la droite bling bling, le prestige non mérité, l'imposture permanente, l'appât du gain ? Comment combattre cette droite qui ne séduit que par des clichés ? Moi j'abandonne, et j'incite ceux qui ne l'ont pas encore fait à quitter ce navire qui a commencé à prendre l'eau ce soir, à prendre conscience que le parti réformateur ne prône pas de valeurs, seulement la réussite personnelle, l'écrasement d'autrui, et parfois pour faire bon genre défend « l'amour pour les personnes handicapées »[1]

 



[1] Quand on regarde l'action des ministres réformateurs, on constate qu'ils ont pris des mesures fortes pour les plus défavorisés. En 2007, je m'étais engagé à réduire le prix de l'amour pour les personnes handicapées afin d'éviter que ces personnes ne perdent une partie de leurs allocations lorsqu'elles se marient. On a déjà obtenu pas mal de progrès sur cette question